Délinquance routière : la nouvelle arme des gendarmes

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La sécurité routière est le cœur de métier des gendarmes de l’EDSR. Les données tarn-et-garonnaises confirment la nécessité de leur action. Depuis janvier dernier, la loi Loppsi 2 leur donne de nouvelles armes contre les automobilistes qui exagèrent.

Le capitaine Blanc, commandant l’Escadron Départemental de Sécurité Routière de Tarn-et-Garonne (EDSR 82) aligne les chiffres de la répression routière. Des chiffres «dans la moyenne nationale mais révélateurs d’un certain relâchement des automobilistes».

L’arsenal répressif était déjà en place pour les délits routiers les plus graves : rétention immédiate et systématique du permis assortie d’une sanction administrative et pécuniaire, immobilisation judiciaire, voire confiscation du véhicule décidée par un magistrat.

Grands excès de vitesse, défaut de permis, alcool… mise en fourrière systématique du véhicule

La loi Loppsi 2 (loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) de 2011 entrée en application dans le Tarn-et-Garonne le 1er janvier dernier sur décision préfectorale, a changé la donne. Cette loi offre une nouvelle arme aux forces de l’ordre confrontées aux délits routiers : grands excès de vitesse, conduite sans permis, conduite sous alcool ou stupéfiants en récidive… Désormais, l’immobilisation systématique et à la mise en fourrière pour une durée de 7 jours du véhicule ayant servi à la commission de l’infraction sont opposables aux auteurs de ces délits (avec information au parquet). Les frais de fourrière sont à la charge du contrevenant. Plus de possibilités donc pour le passager de reprendre le volant du véhicule intercepté. Ce dernier est désormais immédiatement conduit à la fourrière. Le permis est bien évidemment retiré sur le champ au conducteur.

«Les routes du département sont très accidentogènes (N.D.L.R. : 27 accidents corporels et 6 tués depuis le 1er janvier). Il s’agit là d’une réponse répressive immédiate… Nous voyons aussi de plus en plus de conduites sans permis». Le patron de l’EDSR 82 note également «une proportion importante de jeunes conducteurs auteurs de grands excès de vitesse». Voir ce jeune homme intercepté dernièrement sur l’A.62 à 180 km/h au lieu des 110 km/h que lui imposait son jeune permis. Des conducteurs coupables de vitesses délictuelles, chronométrés à 188 km/h, 205 ou 215 km/h sur le réseau tarn-et-garonnais, l’EDSR en a interceptés des dizaines l’an dernier.

Radars mobiles : 23 142 clichés

En 2016, les gendarmes ont ainsi relevé 4 085 excès de vitesse avec interception pour des vitesses dépassant de plus de 20 km/h la vitesse autorisée. Des chronos réalisés sur autoroute et sur le réseau départemental. Par ailleurs, les radars mobiles de nouvelle génération ETM (Équipement de Terrain Mobile) qui équipent six véhicules dans le 82 ont réalisé en 2016, 23 142 clichés. «Ces véhicules circulent tous les jours» assure le patron de l’EDSR… Pour l’heure, les grands axes (RD. 958, 813, 927) menant vers l’ouest du département ainsi qu’un large secteur au sud ouest font l’objet de contrôles rigoureux de la vitesse. «Nous ne sommes pas là pour faire du chiffre, précise le capitaine. Nous sommes présents sur les axes particulièrement accidentogènes».

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